Ce n'est pas nécessairement un projet. Mais c'est toujours une maladresse, une manière d'être délétère pour l'Autre. Donc pas toujours un projet. Mais toujours une manière d'être qui empoisonne et méduse. Le geste est souvent irréfléchi. Ce qui est réfléchi cependant, c'est le venin venu d'un Autre qui doit être relayé pour que ne s'installe pas la souffrance. Mais ça fait mal. La personne harceleuse s'en étonne parfois, souvent même. Le déni. Bref, c'est comme s'il y avait un déficit de métacognition, effet le plus pervers de la violence transitée à l'autre. Pourtant, il suffirait d'un peu de rigueur pour vérifier la portée du geste ou du mot et ensuite rectifier l'assaisonnement... Souvent, il suffit simplement d'écouter. Mais écouter, c'est précisément l'envers de la violence, surtout celle qu'on dirige vers l'Autre. Deux oreilles, une bouche, une main tendue.
http://www.cnt.gouv.qc.ca/en-cas-de/harcelement-psychologique/index.html#c8480
2009-10-15
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